Méthode « WYLTIWLT » pour des boutons d’actions efficace

La conception d’interface nous amène à écrire des mots sur des boutons et des liens tout le temps. Mais comment choisir quels mots écrire sur les boutons ?

Les boutons et les liens permettent de réaliser des actions comme « Obtenir un document », « Télécharger », « Ouvrir un compte » etc.

Par exemple, si on ne lit que le lien « Cliquez ici », on ne comprend pas ce qui se trouve dans la page visée. Un lien doit indiquer le plus explicitement possible vers quoi il pointe.

Est-il possible d’appliquer un principe généralisé de choix de forme grammaticale sur ces boutons d’actions ?

Les mots sur le bouton doivent commencer par un verbe pour appeler à une action et avoir un sens dans le contexte de l’interface. Il faut penser à utiliser des mots déclencheurs qui poussent à réaliser une action. Par exemple « Plus d’information » n’est pas une phrase qui appelle à l’action et elle n’est pas reliée à un contexte.

Une façon de tester si les mots que l’on écrit sur les boutons seront compris par les utilisateurs, est de réaliser le test « WYLTIWLT » (Would you like to {Button text} & I would like to {Button text}) :

Placez les mots à écrire sur les boutons après ces deux phrases : « Voulez-vous… ? » et « Je voudrais… ». Si les phrases complétées ont du sens alors les boutons sont utilisables.
Voici des exemples de boutons qui ont été évalués positivement par le test :

Test-WYLTIWLT-ok1-480x252

Il est intéressant de voir que l’erreur fréquente (suivant la logique du test WYLTIWLT) est l’utilisation des adjectifs possessifs « mon » / « votre » sur les boutons :

Test-WYLTIWLT-pas-ok1-480x141

Recommandations :

– Les mots d’action (mots déclencheurs) doivent être utilisés pour caractériser de façon concrète l’action que renvoi le bouton,
– Les boutons d’action doivent être placées dans les composants associés pour les mettre en évidence,
– Lorsque la page est scrollée le bouton doit être répété en bas de page,
– Les attributs graphiques du bouton participent à sa mise en avant (la couleur, la brillance, la taille etc.),
– Les mots doivent être directs et concis. Cela rend l’appel à l’action efficace,
– Les subtilités langagières d’une langue à une autre doivent être prises en compte.
– Pour préserver l’impact de chaque bouton d’action sur une même page, limiter leur nombre.

Reproduction de l’article très intéressant lu initialement ici : Pour des boutons d’action plus efficaces